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Saint Hilaire (célébré le 13 janvier)

Saint Hilaire faisait partie de la famille des chasseurs de dragons, à l’instar de St Georges à Mons, St Géry à Bruxelles, Ste Marthe dans le delta du Rhône, St Victor à Marseille… Aux yeux de l’église ce dragon symbolise le mal, c’est à dire les hérésies et toutes les anciennes formes religieuses que Rome tente de faire disparaître.
Fils d’un praticien poitevin, Hilaire parcourt l’Italie et la Grèce et étudie les évangiles. Il décide de se faire baptiser et de consacrer sa vie à la conversion des autres (en commençant par sa femme et sa fille). Devenu prêtre, il ne voit sa femme que lors de la messe. Puis il est nommé évêque de Poitiers. Hilaire regroupe alors d’autres évêques pour lutter contre l’arianisme . Il est banni par l’empereur et exilé en Phrygie . Il s’écrit alors une phrase qui lui est attribuée :
« On peut bien exiler les évêques, mais peut-on exiler la vérité ? »
Il rédigera alors 12 livres qui constitueront son Traité de la Trinité . Hilaire se met à étudier la théologie orientale et rentre triomphalement à Poitiers où un soldat l’acclame : « Le futur St Martin ! »
Hilaire consacra toute sa vie à la lutte contre l’hérésie arienne : il réunit des conciles, tente de confondre les évêques hérétiques au cours de séances publiques. Il devient le premier docteur de l’Église en Gaule. Il meurt épuisé en 368.

La ducasse

Les écoles

Bâtiments divers

La gare ferroviaire de Tincques

Le monument aux morts

Chapelle Notre Dame de la Consolation

Chapelle Notre Dame de Grâce

Église Saint Hilaire

L’église St Hilaire de Tincques fut construite entre le 15ème et le 16ème siècle, parallèlement on construisit le presbytère. L’église présentait alors deux chapelles, une de chaque coté de la nef centrale : la chapelle St Hilaire et la chapelle du St Sépulcre.

En 1749, le presbytère est modifié.
L’histoire de la cloche originelle ne nous est pas parvenue. De 1783 à 1794, la cloche offerte par l’abbé St Éloi se tient dans le clocher, puis elle est retirée et envoyée (en plusieurs morceaux) au district.
Un incendie ravage l’église mais on ne sait ni quand le feu a prit, ni les dégâts générés par le feu. Ce qui est sûr c’est que les archives de l’église ont été sauvées.
En 1789, l’abbé HENNEBELLE refuse de prêter le serment de fidélité ; c’est l’abbé PORTRAIT qui prêtera serment en 1792. Les messes se tiennent alors dans deux maisons de Tincques, celles de Monsieur BOUQUET et de François LEMAIRE.
Pendant les mouvements révolutionnaires l’église est profanée et se retrouve dans un état de délabrement important. Tous les meubles et les objets inventoriés en 1794 sont dilapidés ou envoyés au district.

En 1802 l’église St Hilaire redevient « Maison de Dieu », après une douzaine d’années d’assauts révolutionnaires.
En 1849, une réorganisation de la fabrique permet à l’église St Hilaire de racheter mobilier et vêtements de prêtre pour les cérémonies.
En 1853 est planté le Calvaire unique de Tincques, encore présent en 1918 et aujourd’hui disparu (un autre calvaire se trouve aujourd’hui sur la place de la gare mais on ne sait pas quand il a été planté).
En 1871, les deux chapelles contiguës à l’église sont détruites.
En 1881, l’église de Tincques se voit offrir une nouvelle cloche baptisée ” Eugénie-Caroline “.
En 1882, deux nefs latérales sont élevées à la place des anciennes chapelles.

On restaure l’église et le clocher en 1911 et en 1914 et l’on fait poser deux vitraux au fond de l’église.
Le 1er août 1918, l’église de Tincques est bombardée par l’aviation allemande. C’est en 1921 qu’ont lieu les travaux pour la remise en état de la nef latérale sud.
En 1944, le clocher reçoit de nombreuses rafales de mitrailleuses, des réparations sont effectuées en 1951.
En 1950, l’Abbé MAHEE entreprend la construction d’une salle paroissiale.
La voûte de l’église est refaite en 1969.
En 1974, des réparations partielles ont lieu (peintures, remises en état…).
En 1977, des travaux de rénovation sont entrepris et le coq de la flèche du clocher est promené dans le village comme le veut la tradition.
Dans les années 1980, suite à des vols, l’église ferme et ne sera désormais ouverte que lors des messes et processions.

Plus de détails sur l’histoire de l’église Saint Hilaire de Tincques

Moyen âge